Troisième semaine.

Une question revient souvent quand je parle de mon défi "que fais-tu une fois le défi fini?"

Alors non je ne cours pas dans le premier magasin de tissu pour engranger, je ne suis prise d'aucune frénésie de fièvre acheteuse. Le fait de ne rien avoir acheter durant x semaines m'aide à relativiser tous les achats que je fais ensuite. En ai-je vraiment besoin ? Est-ce que je peux m'en passer ? Y a-t-il moyen de m'organiser avec ce que j'ai à la maison. Je vois l'impact à tous les niveaux et je trouve ça très positif.

Cette semaine je suis moins fragile émotivement, j'ai eu moins envie d'acheter, je me sens beaucoup plus en phase avec mon défi.

Un défi ? Parce que c'est pas simple de changer nos habitudes de consommation, quand on a les moyens de se gâter, il y a pas de vraies raisons de ne pas le faire. La société aussi nous met une pression folle sur la consommation, est-il possible d'être heureux sans consommer ? Le regard que les autres nous lancent quand on dit qu'on ne consomme rien durant x temps. Je me souviens que mon inspiratrice avait choisi de ne pas le dévoiler publiquement.

Les motivations, je pense sincèrement que nous consommons trop, mal et que nous nous leurrons sur le bonheur que ces objets nous apportent, ils sont un signe visible de réussite (vraiment ?), ils donnent à tous une image telle que nous voudrions qu'on nous voit. Acquérir ces objets a un prix humain, il faut travailler plus, être moins disponible, etc... Combien payons-nous ces objets ? Le moins cher possible, vu que nous avons tous le sens de l'aubaine, mais réfléchissons comment peut-on vendre un chandail 10 $ si la personne qui l'a fait est payé un juste prix, et là je ne parle même pas du fait que le dit ouvrier a peut-être l'âge de ma fille... c'est, entre autre, ces raisons qui me pousse à me dépasser 4 fois par an pour ne rien dépenser et ajuster ma conso les 8 autres mois.